Il faut plus de contrôle pour renouer avec la confiance

Les idées simples sont celles qui passent le mieux, elles font le buzz. Le problème c’est qu’elles sont souvent fausses. Si le Parlement vote l’obligation de publier les patrimoines des députés et des sénateurs, bien entendu, je me conformerai au texte. J’irai même jusqu’à le voter afin de ne pas être soupçonné de je ne sais quoi !

Cela ne résoudra rien !

On verra que je possède avec mon épouse ma maison de Flers. Tout le monde le sait !

 On verra que j’ai hérité de ma maman d’une toute petite maison, dont je parle à tout le monde parce-que c’est mon havre de paix, dans une commune rurale de la Manche , on verra que j’ai hérité de ma maman d’un minuscule studio à Caen qui abrite les études de mes enfants.

Et alors, ceci  prouve-t-il quelque chose ? Rien, cela ne prouve rien.

Ce qu’il faut c’est mesurer les écarts anormaux de patrimoine entre le début d’un mandat et son achèvement. Ce qui est nécessaire c’est de donner aux organes de contrôle de vrais moyens humains, juridiques et techniques d’investigation pour détecter tout enrichissement personnel. Celui-ci doit alors être rendu public, faire l’objet de sanctions financières élevées et d’une mesure d’inéligibilité longue.

Mais attention à la chasse aux sorcières. Les élus sont,  dans leur immense majorité des gens intègres et dévoués. Ne les décourageons pas en les jetant en pâture à la vindicte populaire.

 Attention aussi au populisme doublé d’un certain voyeurisme. Demain les élites de la nation, journalistes, chefs d’entreprises, hauts fonctionnaires … pourraient en être la cible.

 Et pourquoi pas telle ou telle communauté religieuse ou autre! L’histoire nous enseigne la prudence.

Gardons raison.

 La confiance, c’est le contrôle et la sanction en cas de faute, pas le retour à l’inquisition.