Intervention française au Mali, tout sauf de la France-Afrique

La France a décidé le vendredi 11 janvier de répondre à l’appel à l’aide lancé par le Président du Mali Dioncounda Traoré, à la communauté internationale.

Courant 2012, la situation de ce pays s’est dramatiquement dégradée. Les maliens ont d’abord subi l’agression du groupe armé touareg MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) puis celle des groupes extrémistes et terroristes Ansar Dine, AQMI et MUJAO. Depuis mars 2012, toute la région nord du pays (Kindal, Gao, Tombouctou) échappe à l’autorité gouvernementale. Le pays est aujourd’hui divisé et la menace islamiste grandit sur une grande partie de l’Afrique.

Plus récemment, les forces terroristes se sont répandues extrêmement rapidement, ne laissant pas le temps aux forces d’intervention africaines de s’organiser. François Hollande a donc pris la difficile décision de mobiliser les forces armées françaises pour enrayer cette progression. L’objectif de cette intervention est uniquement de protéger les populations, de préserver l’intégrité de l’Etat malien en attendant l’intervention des forces africaines. 

Cette action était plébiscitée par les africains. Ban Ki Moon, le secrétaire général de l’ONU a également informé notre Président du soutien de la communauté internationale. Certains voisins européens (Royaume-Uni, Belgique, Danemark, Allemagne) mais encore les Etats-Unis et le Canada se sont même engagés à fournir une aide technique à nos troupes engagées sur place.

Nous ne sommes pas seuls. Sous l’impulsion française, la mobilisation internationale s’organise. Mais l’heure était à l’urgence. Avec cette intervention armée et les solides négociations diplomatiques menées en parallèle tout est fait pour rétablir une paix durable au Mali et libérer l’Afrique de cette nébuleuse terroriste et criminelle. 

 

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