Mon intervention à Caen sur l’importance des villes moyennes dans la future Normandie

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J’étais hier, mardi 28 avril 2015, invité au débat « Caen cause Normand » organisé au Mémorial de Caen où j’ai affirmé l’importance de se fédérer et de travailler au développement équilibré des territoires normands. Aux côtés du géographe Pascal BULEON et du Président du Conseil Economique, Social et Environnemental de la Région Basse-Normandie, Jean CALLEWAERT, j’ai été interviewé par le journaliste Henri SANNIER.

Voici les messages que j’ai souhaité faire passer :

« Ce n’est pas le Maire de Flers qui intervient ici mais surtout le Président d’une association qui s’appelle le G7, qui regroupe 7 villes moyennes de Basse-Normandie[1]. La question s’est posée de savoir quelles seraient nos propositions pour participer à un Pôle Métropolitain réseau autour de l’agglomération caennaise. Quels sont les enjeux  pour ces villes moyennes ?

Nous allons avoir un débat sur lequel tout le monde sera d’accord, c’est l’avenir de la Normandie maritime, encore que, nous verrons comment seront positionnés les différents pôles… Mais nous allons avoir aussi à parler de la Normandie intérieure, de la Normandie terrestre. De ce point de vue-là, nous avons à faire valoir un certain nombre d’atouts, y compris industriels. Le plus grand investissement qui a été fait par la Région en matière industrielle, il a été fait à Caligny, et je salue d’ailleurs Laurent BEAUVAIS, Président de Région et Philippe DURON, qui en avait pris l’initiative avant lui. A Caligny, il s’agit de 1500 emplois industriels à Faurecia, un équipementier automobile de rang mondial. Ces emplois, nous les avons conservés, nous les avons localisés là ; nous avons créé de la recherche et développement, et un centre européen d’essai, monté avec l’ENSI (l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs), donc avec Caen.

Donc il nous faut des connexions avec Caen. Il ne s’agit pas d’opposer Caen à Rouen ou Rouen au Havre, mais ça nous permet de rester force de propositions dans un moment où l’attitude la pire serait de se replier sur soi-même et de rejeter les autres.

Donc vous êtes naturellement attiré par Caen ?

Je suis naturellement attiré par Caen, j’y ai fait mes études quand j’étais plus jeune.

Cette attirance, ça n’a rien à voir avec l’appartenance politique…

Ben si, sinon je ne serai pas là… (rires). Ecoutez, cette réunion a le mérite d’être suffisamment loin de l’échéance électorale des régionales pour qu’on essaie de dire les choses le plus précisément possible et peut-être les choses les moins bêtes ce soir. Parce que bientôt, dans la campagne, je crains que nous ne soyons dans les surenchères, dans la recherche des voix.

La difficulté c’est de voir des passerelles entre vous non ?

Je crois qu’il y en a, sinon je n’aurais pas voulu être là ce soir, en répondant à l’invitation du Maire de Caen… Il va falloir que nous puissions, dans cette campagne, garder un niveau de réflexion qui soit le plus élevé possible. Il va falloir faire en sorte dans cette campagne qui va venir – c’est un moment démocratique important, indispensable – que nous ne disions pas des choses que nous ne serions pas en capacité de faire.

Que se passerait-il  pour Flers et pour d’autres villes si le pôle caennais venait à décliner ?

Flers deviendrait capitale ! Ce n’est pas comme ça que cela se passera. Mais évidemment, tout affaiblissement, tout amoindrissement, toute difficulté pour Caen, a un effet négatif sur le reste du réseau des villes. Je vais prendre un exemple, celui de la santé. Demain, nous allons avoir un grand chantier en matière de santé. Je sais très bien quels sont les fondamentaux économiques en matière de santé. On va avoir un remaniement des paysages hospitaliers, on a une vraie difficulté de démographie médicale sur toute la région. Et on a demain la reconstruction du CHU de Caen. Si nous sommes en capacité de nous parler, si nous sommes en capacité de regarder les choses d’un peu plus haut que simplement de l’endroit où nous sommes élus, alors je crois que nous pourrons faire des propositions intelligentes à l’Etat et ainsi aider Caen et l’ensemble du reste du territoire à garder une offre de soins convenable. »



[1] Avranches, Bayeux, Coutances, Granville, Flers, Saint-Lô, Vire